D’où vient Halloween ?
D’où vient Halloween ?
Halloween tire son origine d’une expression anglaise : »All Hallows Eve » qui signifie la veille de la fête des Saints (c’est pourquoi elle est fêtée, dans la tradition catholique, la veille de la Toussaint).La fête de l’Halloween est d’origine Celte (ancêtres des irlandais et des gaulois). Le 31 octobre était la veille du nouvel an, le Samain, qui annonce la fin et le début de l’année celtique. La légende veut que les fantômes des morts se mêlent aux vivants. Une des croyances associées à cette fête, est de laisser de la nourriture aux portes des villages et de l’offrir aux fantômes afin d’apaiser leurs esprits. Cette tradition exportée aux USA en 1840 par les Irlandais se transforma en une fête pour les enfants.Déguisés en fantômes, ils allaient demander des bonbons de porte en porte, et gare à celui qui n’en avait pas! ils pouvaient recevoir un sort (« Trick or Treat »).
Pourquoi des bonbons ?
À l’origine, c’était des gâteaux secs aux raisins. S’ils en recevaient beaucoup, ils promettaient beaucoup de prières pour les âmes des parents défunts du donneur. On croyait que les âmes des défunts restaient encore un moment dans leur corps et que des prières, même par des étrangers,pourraient garantir le passage de l’âme vers le Ciel.Pourquoi cette coutume de mettre une citrouille à notre porte ou fenêtre? L’utilisation de la citrouille pour l’Halloween provient d’une légende irlandaise qui raconte que Jack ne peut pas entrer au paradis, car il est avare. Lorsque Jack mourut,il fut chassé du Paradis par transgression, et de l’Enfer à cause de ses farces faites au diable. Jack, en désespoir de cause, quémanda au diable un charbon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir. Jack le mit dans un navet creusé, et comme le dit l’histoire, fut condamné à marcher avec sa lanterne jusqu’au Jour du Jugement. Le lampion-citrouille était né… Jack O’Lantern aussi, et la légende a fait le reste.
Le tresor des Templiers
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Les faits : la légende raconte que les Templiers auraient caché un trésor
Le lieu : France
La date : XIVe siècle
Avant de disparaître, les Templiers auraient caché un trésor dans un de leurs châteaux. Plusieurs siècles après, des passionnés d’histoire le cherchent encore. Fondé en 1119 à Jérusalem, l’ordre du Temple regroupe des moines combattants entre idéal monastique et idéal chevaleresque. Ils sont identifiés par leurs manteaux frappés d’une croix rouge. Grâce aux guerres et aux Croisades, l’organisation s’enrichit et possède plus de 3 000 châteaux dans toute l’Europe et en Terre Sainte. En 1311, pendant l’Inquisition, Philippe Le Bel fait emprisonner les Templiers et dissout l’ordre. C’est à ce moment là que naît la légende de leur trésor. Ecosse, Espagne, Midi de la France… Sa situation diffère selon les traditions.
Elvis Presley : Une mort mystérieuse
Les faits : des théories affirment que le chanteur ne serait pas mort
Le lieu : Etats-Unis
La date : 1977
Le 16 août 1977, le « King » est retrouvé gisant dans la salle de bains de sa maison de Graceland. Sa mort a fait l’objet de dizaines de rumeurs : il aurait été assassiné ou serait même encore vivant. Inventeur du rock n’roll, Elvis Presley connaît une ascension fulgurante dans la musique, d’abord aux Etats-Unis puis dans le monde entier, dans les années 1950 et 1960. Mais l’homme, qui oriente sa carrière vers le cinéma, enchaîne une série de navets, échecs au box-office. Retiré de la scène, il connaît des problèmes d’alcool et de dépendance aux médicaments et vit de plus en plus isolé du monde extérieur. Il fait son comeback musical au début des années 1970, enchaînant les tournées américaines jusqu’à l’épuisement, alors au sommet de sa gloire. Sa mort, qui a longtemps intrigué, est due à un arrêt cardiaque provoqué par une surdose de médicaments.
L’Affaire Amityville
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Les faits : une maison est le théâtre de phénomènes paranormaux
Le lieu : Amityville, Etats-Unis
La date : 1975
Cette légende a inspiré de nombreux ouvrages et films d’horreur. A son origine, un fait divers épouvantable. Dans la nuit du 13 au 14 novembre 1974, Ronald DeFeo, âgé de 23 ans, tue ses parents, ses deux frères et ses deux sœurs. L’année suivante, la maison est vendue à George et Katie Lutz qui y emménagent le 18 décembre 1975. Très vite, le couple rapporte que des phénomènes paranormaux surgissent : variations de température, odeurs insoutenables, taches noires indélibiles… Jusqu’à des prétendues manifestations physiques : frissons de froid, lévitation, réveil à 3h15 toutes les nuits et l’apparition de Jodie, amie imaginaire de leur fille. Après 28 jours, le couple Lutz déménage. La sortie du best-seller « The Amytiville Horror » de Jay Anson lança le mythe de la maison hantée, bien qu’aucune preuve n’ait jamais été produite de ces phénomènes étranges.

Samsung double Apple sur le marché des smartphones
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Samsung Electronics a dépassé Apple comme premier fabricant mondial de smartphones sur la période de juillet à septembre, porté par un bond de 44% de ses livraisons par rapport au trimestre précédent.
La part de Samsung sur le marché des combinés multimédias s’élève au troisième trimestre à 23,8%, neuf points devant Apple.
Le groupe coréen anticipe des ventes solides pour le trimestre en cours. Ses livraisons de smartphones, à 27,8 millions d’unités au troisième trimestre, ont quasiment quadruplé en un an, selon la société de recherche Strategy Analytics.

Le bénéfice de la division télécoms du groupe sud-coréen a plus que doublé par rapport à l’année précédente, à 2.500 milliards de wons (1,6 milliard d’euros). Elle représente 60% du bénéfice total de Samsung et permet de compenser une chute du résultat dans les cartes mémoires.
L’action Samsung a terminé en hausse de 2,7% vendredi à la Bourse de Séoul.
Samsung, premier groupe technologique mondial par son chiffre d’affaires, a fait savoir que son résultat du quatrième trimestre pourrait être meilleur qu’au troisième, en raison d’une plus-value exceptionnelle liée à la cession pour 1,4 milliard de dollars (1 milliard d’euros) de sa division « disques durs » à Seagate Technology.
« En anticipant le quatrième trimestre, lorsque la demande dans le secteur connaît traditionnellement un pic, Samsung s’attend à ce que les ventes d’appareils mobiles restent solides et que les livraisons de téléviseurs à écran plat augmentent », a précisé le groupe dans un communiqué.
Galaxy, la gamme vedette de Samsung, fonctionne avec le système d’exploitation Android de Google. Le groupe coréen a dévoilé la semaine dernière le Galaxy Nexus, son premier smartphone équipé de la nouvelle version d’Android.
pourquoi certaines personnes ne s’aime pas (explication)
Amour, rejet, acceptation… Les relations avec notre corps sont fluctuantes. De quoi sont faits les liens entre le moi et l’enveloppe charnelle ? Approche d’une relation intime, souvent douloureuse, toujours complexe.
Chaque matin, le miroir est notre interlocuteur. Après une mauvaise nuit, il est impitoyable : « Ces cernes, cette graisse, ces rides, ce nez… Mais quelle horreur ! » Nos relations avec notre reflet sont marquées du sceau de l’incertitude. Un regard critique nous réduit à un tas de chair sans attrait. Un sourire séducteur nous assure de notre charme.
« Nous accordons une importance démesurée à notre apparence, constate Didier Prades, psychothérapeute. Or, il est impossible de se voir tel que l’on est, de se saisir en globalité. Notre vision de nous est, par essence, morcelée. » D’où ces examens sans pitié, où chaque segment de notre surface corporelle est jaugé comme une entité autonome : « J’aime mes épaules mais pas mes cuisses ; le ventre, ça va, mais les fesses, pas du tout. »
Si la tyrannie de la minceur et de la fermeté contribue fortement à une haine implacable pour la moindre de nos imperfections, elle n’est cependant pas la seule en cause.
Entre impression et réalité
« A 16 ans, j’avais l’impression d’être une petite chose rachitique sans intérêt, confie Hélène, 52 ans. En grande partie à cause de ma mère qui, perfidement, me le faisait croire. Mais, juste avant mon premier départ en vacances seule, mon père m’a lancé : “Attention aux garçons ! Mignonne comme tu es, ils ne vont pas te lâcher.” J’ai été sidérée ! Immédiatement, je me suis vue autrement. Et, naturellement, je me suis jetée dans les bras du premier qui m’a fait la cour… Quand je regarde des photos de cette époque, je constate qu’en effet j’étais adorable. Et pas du tout un pitoyable squelette comme le prétendait ma mère. »
L’image que nous avons de nous n’a souvent aucun lien avec le réel. Alors qu’elle est squelettique, l’anorexique se voit énorme. Et le dysmorphophobique (celui qui a peur d’un défaut physique) se découvre, à chaque instant, une nouvelle monstruosité, mais qu’il est seul à voir. Quel est le malin génie qui détermine notre regard et nos relations à notre corps, notre image ? Selon Freud, il se nomme « l’idéal du moi ». Le rôle de cette partie inconsciente du psychisme est de gérer nos relations avec ce que nous souhaiterions être et faire. C’est toujours en fonction de nos idéaux, et surtout de l’écart qui nous sépare d’eux, que nous nous aimons. Un peu, beaucoup ou pas du tout…
Plus nous plaçons la barre haut, plus nous risquons de nous dénigrer. Si, doté d’un idéal du moi intransigeant, nous considérons que pour être « aimable » nous devons ressembler à un top model, il est alors certain que nous aurons tendance à nous trouver sans intérêt. A l’adolescence, nous serons tentés par l’anorexie, et nos vies seront ponctuées par une longue suite de régimes.
Le regard des parents
Dès lors que la relation avec l’entourage familial a été très tôt satisfaisante, il est possible d’élaborer un idéal du moi suffisamment souple et indulgent, nous permettant de ne pas être obsédés par nos manques. Et de réaliser qu’un gros nez ne mérite pas une déprime, ou que l’on peut être quelqu’un de bien sans être le centre du monde.
Notre idéal du moi se nourrit du regard de nos parents sur nous, de leurs exigences et de leurs espoirs. « J’étais l’idole de ma mère, se souvient Michel, 55 ans. Pour elle, j’étais le plus beau. Aussi, même si objectivement je suis loin d’être un Adonis, je n’ai jamais douté d’avoir du charme. Je viens d’ailleurs de me remarier avec une femme ravissante, de vingt ans ma cadette. » « Le poids de l’amour explique qu’un individu au physique ingrat, mais ayant été valorisé dans son enfance, parvienne à dépasser cet obstacle », analyse Didier Prades.
S’aime-t-on pour toujours, lorsqu’on a été un enfant entouré d’amour ? Ce serait trop simple et trop beau. Le regard d’un père, désolé que sa fille adolescente ait cessé d’être la petite mignonne qu’elle était à 10 ans, peut faire vaciller l’édifice… et l’inciter à se juger repoussante. Les angoisses intimes d’une mère risquent de se révéler aussi destructrices. « Au fond d’elle-même, ma mère, angoissée par son propre vieillissement, ne supportait pas que je grandisse, se souvient Marie, 39 ans. Quand elle m’adressait un compliment, elle en profitait aussitôt pour tirer la couverture à elle. “Tu as de jolies jambes, mais, à ton âge, les miennes étaient encore plus fines…” C’était plus fort qu’elle. Peut-être est-ce pour cela que je n’ai aucune confiance en mon physique. »
Au-delà des sentiments conscients que sont l’amour ou la haine, les désirs inconscients pèsent aussi lourdement, sinon plus. « Un garçon était attendu, mais une fille naît. Inconsciemment, les parents sont déçus. Même s’ils donnent des tonnes d’amour à leur petite fille, celle-ci ne pourra manquer de penser que son corps est insatisfaisant », déclare la psychanalyste Françoise Dupin. Très souvent, nos difficultés avec notre corps sont la trace de conflits familiaux. On arrive à haïr des traits sans défaut qui nous relient à une famille dont on souhaiterait se couper. Et à être fier d’un nez disgracieux qui nous rappelle celui d’un grand-père adoré.
Notre image, un lien avec l’extérieur
« Les enfants se moquaient de ma “bouche de singe”, confie Marion, 38 ans. Pourtant, je n’ai jamais été complexée, car, pour me réconforter, mon père me disait : “Ce sont des imbéciles ! Les lèvres pulpeuses sont les plus belles !” »
Pour supporter les moqueries et le rejet, rien n’est plus précieux que les mots d’amour, même rares, qui nous ont été légués. Mais que faire quand, décidément, on a la sensation qu’aucune parole positive ne nous a été dite ? Les thérapies qui aident à la réconciliation avec soi sont nombreuses. Et si elles sont efficaces, c’est que « même ceux qui sont convaincus de ne pas s’aimer possèdent une petite quantité d’amour de soi, qu’il est toujours possible de développer », soutient Didier Prades. « En dépit de nos complexes, nous tenons toujours plus à notre image que nous le croyons, insiste Françoise Dupin. Elle est, en effet, le garant de notre identité, le pont qui nous relie au monde extérieur. »
« A tout moment, conclut Didier Prades, nous avons le choix de nous enfoncer dans le mépris de nous-même ou de nous efforcer de puiser dans les forces salvatrices que recèle notre psychisme. »
La hantise de grossir
Surprenante leçon d’un récent sondage (réalisé par Facets sous la direction de Françoise Auniac pour la marque Clinique, en novembre 2001, auprès de 5 500 femmes, en Allemagne, France, Italie, Espagne, Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Japon) : avant les rides, c’est la graisse qui fait le plus peur aux femmes. Pire, dans sept pays occidentaux, la hantise de grossir l’emporte sur le désir de mincir. A la question « Quelles sont vos plus grandes craintes pour l’avenir ?», 71 % des Françaises répondent « perdre la ligne » – une grande crainte pour 33 %, une crainte légère pour 38 %. On trouve ensuite la peur d’être moins autonome (70 %), d’être exclue de la société (70 %), d’être quittée pour une femme plus jeune (50 %). Seule la crainte du chômage l’emporte sur celle de grossir (75 %).
On assiste à un changement, car, longtemps, ce sont les rides et l’âge qui ont inquiété les femmes. Elles sont 85 % à penser que, dans les vingt prochaines années, il sera « de plus en plus important de paraître jeune ». Reste que le vieillissement nous guette tous. Alors que la prise de poids n’est pas une fatalité mais un spectre brandi par une société de consommation pour laquelle les femmes ne sont jamais assez minces.
Pourquoi la violence conjugale
Une Française sur dix serait victime de violences dans son foyer. Ces brutalités sont, directement ou indirectement, la principale cause de décès de ces femmes… Pour lutter contre ces agressions inacceptables, la psychologie reste la meilleure protection.
Faire comprendre aux femmes battues que rien ne justifie les violences, faire prendre conscience aux hommes de cette brutalité qu’ils nient souvent, le rôle de la psy est immense et capital pour contrer ce terrible phénomène. Si certaines associations, dont la Fédération Nationale Solidarités Femmes, soulignent l’aspect culturel du phénomène, elles accordent à l’aide psychologique une place prépondérante. Pour aider les victimes, les associations favorisent l’émergence de la parole et aident les femmes à remettre en place des repères. Nous les aidons à se reconstruire. Il faut que la victime réapprenne à dire « Je», à être un sujet avec ses propres désirs, explique Germaine Watine, vice-présidente de la Fédération Nationale Solidarités Femmes.
Les femmes faisant appel à ces structures souffrent toujours de graves problèmes psychiques, en marge des séquelles physiques: dépression, phobies, idées de suicide, troubles du sommeil et de l’alimentation, dépendance à l’alcool, aux médicaments ou aux drogues… Elles sont également très nombreuses à présenter un syndrome post-traumatique ou un syndrome de Stockholm (identification à l’agresseur). Il est courant de dire que ces violences peuvent toucher n’importe quelle femme. Cependant, sur le terrain, les professionnels observent des éléments récurrents dans la personnalité des victimes. Ces femmes sont dans l’illusion de la toute-puissance de l’amour. Elles sont idéalistes et placent l’amour et le pardon au-dessus de tout.
Réapprendre à dire « Je »
Le jour où ce type de femme dit « Je » et se prend en main, brisant ainsi la relation d’emprise, l’homme violent doit être alors surveillé de très près car il peut aller jusqu’à une violence extrême (meurtre, suicide). Pour aider ces hommes, il existe en France quelques centres d’accueil spécialisés. Alain Legrand, psychologue et psychanalyste de l’association SOS Violences Familiales, observe tous les jours le manque de lucidité des hommes qui arrivent pour suivre un traitement. Ils restent souvent dans le déni de leur responsabilité » souligne-t-il. Notre travail, c’est de montrer à quel point ils sont impliqués dans les mécanismes de violence et de reconnaître leurs souffrances. Pour les guérir, on les aide à comprendre pourquoi ils s’auto-dévalorisent, pourquoi ils n’ont pas un rapport plus souple avec le monde et les autres.
Pas de portrait-type
Contrairement aux idées reçues, l’homme violent n’est pas toujours un monstre psychopathe, d’où l’ahurissement de l’entourage quand la vérité est découverte. C’est un homme presque ordinaire, sans problèmes apparents. Toutes les classes sociales, tous les corps de métiers sont représentés, y compris les psychiatres ! Certains hommes sont toutefois plus susceptibles de réagir violemment que d’autres : les impulsifs, les autoritaires, les psychopathes, les pervers, les alcooliques et ceux qui ont connu la violence dans leur enfance. Il est en effet avéré que les violences exercées devant les enfants les marquent profondément. Devenus adultes, ils risquent de reproduire le seul schéma qu’ils connaissent. Il est donc très important que les enfants soient, eux aussi, pris en charge psychologiquement dans les cas de violences domestiques.
Autre catégorie de personnes devant faire preuve de psychologie, les membres de la police et de la justice. De nos jours, les équipes des associations interviennent aussi dans les écoles de police. Maintenant, on n’entend plus dire quelque chose que j’avais entendu il y a douze ans « Tiens, une victime qui récidive ! ». Mais il y a encore beaucoup d’incompréhension, par exemple les policiers ne comprennent pas que les victimes hésitent à rompre, note Germaine Watine.
Beaucoup d’efforts restent donc à faire. Ainsi, une jeune fille d’Evreux, surnommée Pégase, victime de violences physiques et sexuelles de la part de son petit ami, déplore les conditions dans lesquelles on l’a accueillie au commissariat. Les flics m’ont demandé : « T’es sûre que c’est bien un viol ? ». Lespersonnes qui accueillent les victimes devraient vraiment être mieux forméesdéplore-t-elle. Actuellement dans l’attente de son procès, elle ne se sent pas du tout soutenue. Elle a notamment dû subir une reconstitution sans la moindre aide psychologique. On a l’impression que tout est fait pour l’agresseur et pas pour la victime constate-t-elle, amère. Pégase a donc décidé de prendre les choses en main et de créer un groupe de parole dans son département.
Depuis quelques années, notamment depuis l’intense médiatisation de l’affaire Marie Trintignant, les militants saluent l’avancée incontestable dans la visibilité des violences conjugales. Ils déplorent cependant un manque de volonté politique. La question devrait pourtant être une priorité absolue. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les femmes battues perdent entre une et quatre années de vie en bonne santé. La prise en charge d’une femme violentée coûte deux fois et demie plus cher à la société que celle des autres femmes et selon le Ministère de l’Intérieur, trois femmes meurent tous les 15 jours en France à cause des violences domestiques ; certaines associations avancent même des chiffres supérieurs. Et pourtant, les centres d’accueil continuent à se plaindre du manque de moyens. Certains ont même dû fermer, notamment un centre pour hommes violents (récemment) à Marseille…
Dire « NON » à la manipulation
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Se faire manipuler, se faire avoir, arnaquer, abuser, rouler, gruger, se sentir trahi, floué, est une expérience inévitable. Inévitable ? Oui, si l’on en ignore les mécanismes et comment empêcher qu’ils se reproduisent. Sans surprise, les mots s’y référant expriment tous l’idée d’avoir perdu sa liberté ou d’avoir été victime, en tout cas passif. Les victimes sont-elles sans défense ou donnent-elles des signaux, des encouragements, des autorisations, des acceptations, des acquiescements, des accords ?
Manipuler signifie à l’origine « utiliser avec les mains ». On manipule des outils, des jouets ou bien on fait une expérience de laboratoire. La manipulation évoque l’impuissance: nous avons perdu notre libre arbitre, nous n’avons été que des instruments dans les mains de quelqu’un d’autre. C’est très désagréable… sauf si nous ne nous en rendons pas compte ! Sinon, nous nous sentons humiliés, frustrés, en colère. Nous ne comprenons pas comment nous en sommes arrivés là, sans s’être aperçu de rien et pourquoi nous avons négligé certains signaux d’avertissement. Nous en voulons (pas toujours) à la personne qui nous a actionnés comme un pantin ou, le plus souvent, nous en voulons à nous-mêmes. Nous culpabilisons, nous ressassons et il est difficile de l’admettre en public pour ne pas perdre la face. C’est une expérience solitaire : personne n’aime se vanter d’avoir été un « pigeon » ! Certains, après avoir arnaqué quelqu’un, en tireront gloire, diront qu’ils l’ont «roulé dans la farine». Quand on s’est fait « avoir », souvent on se taira…
Qu’est-ce que la manipulation ?
En quoi est-elle différente de l’influence que nous utilisons depuis le plus jeune âge pour obtenir des satisfactions ? Pourquoi n’arrivons-nous pas à voir clair ? Pourquoi essayons-nous de repérer des personnes plutôt qu’un processus? En fait, ce qui la rend difficile à détecter, c’est que:
- les processus de manipulations sont les mêmes que ceux de l’influence, même si les buts sont différents. On ne les reconnaît pas tant ils sont habituels, familiers, quotidiens. Nous savons tous influencer depuis la prime enfance et nous trouvons cela très bien ! D’ailleurs, nous ne remarquons plus vraiment comment nous nous y prenons…
- les manipulateurs sont souvent sincères, donc désarmants… La sincérité, valeur si haut placée dans notre société, peut se révéler la forme la plus subtile de l’escroquerie et de la vanité…
Il existe de nombreuses façons de manipuler, aussi bien les individus que les groupes. Les techniques les plus efficaces prennent appui sur nos émotions ou leurs variations principales: la peur, la colère, la souffrance, le plaisir, sans oublier la confusion, l’insécurité, la vanité, le désir de s’affirmer, la crainte du rejet et, bien sûr, tout ce qui se rapporte au groupe, comme le jugement d’autrui, la régression groupale (en groupe, quoi qu’on dise, on perd ses facultés de jugement et on devient très manipulable), la normalisation…
Une caractéristique de la manipulation est qu’elle se pratique:
- d’une manière discrète et invisible sur une longue période (pour obtenir la signature d’un contrat dans quelques mois, un service l’an prochain…). Il s’agit d’une manipulation stratégique, d’un investissement à long terme. Elle est d’autant plus redoutable si le vrai but du manipulateur est lointain: le manipulé a alors peu de chances de s’en apercevoir.
- d’une manière plus visible et intense lors d’une crise, pour mettre en avant une personne, un groupe ou une solution, en bien ou en mal ou quand apparaît un besoin particulier et important (pour éviter ou provoquer un divorce, un licenciement, un achat…). On «édifie» le sauveur, on «désigne» le coupable.
Nous y sommes exposés dans beaucoup de nos relations humaines, ce qui explique que nous pouvons être manipulés par des mensonges, des promesses, des flatteries et ce, dans les domaines les plus variés ayant trait à la reconnaissance, l’affection, l’identité…
- Sentimentalement : pour obtenir de l’affection, de la sécurité, du plaisir sexuel, des biens, de l’argent, pour que l’autre nous rende service ou fasse notre travail…
- Professionnellement : pour être dirigé sur de fausses pistes, avoir un comportement qui sera mal jugé, provoquer un quiproquo en défaveur de la victime, dresser les autres contre une personne…
- Politiquement : pour être provoqué et poussé à la faute, isoler une phrase de son contexte, prêter à l’adversaire de mauvaises intentions, l’amalgamer à des comportements hideux…
- Familialement : pour rendre visite à la famille, s’occuper de démarches à la place de…
- Amicalement : un des cas les plus fréquents et les plus douloureux… Le manipulateur veut obtenir que nous baissions la garde, que nous nous endormions, que nous soyons désireux de servir ses intérêts.
Sommes-nous tous manipulateurs ?
Pour simplifier, oui… à des degrés très divers. Nous sommes tous capables de manipuler en cas d’urgence (mentir pour obtenir une place dans le canot de sauvetage quand le bateau coule !). En fait, s’il est impossible de ne pas influencer, il est possible de ne pas manipuler. Quelques personnes manipulent fréquemment et finissent par croire à leurs mensonges. Les plus dangereux, les escrocs, sont des experts capables de mentir, de tricher, de faire de belles déclarations pour se «faire bien voir». L’escroc peut nous prendre notre foi, nos opinions, notre admiration, nos biens, notre réputation et parfois même notre avenir, notre vie, nos enfants… Nous pouvons éviter les pièges en apprenant à écouter, à ouvrir l’œil. Comme le Chinois parle chinois et le colérique parle colère, le manipulateur manipule en permanence. Son arme principale, ce sont les mots qui créent une réalité, orientent les pensées et les émotions. Il y a aussi les quasi-manipulateurs professionnels : certains chefs «spirituels», certains politiciens, commerciaux, publicitaires…
Le propre des manipulateurs est de dissimuler leurs véritables objectifs et de mettre en avant les nôtres. Comment détecter la manipulation ? Comment y échapper ou en sortir le plus tôt possible ? Comment savoir quand l’influence, le contrôle deviennent excessifs ? En état d’alerte, comparons plus rapidement notre objectif et celui qui nous est proposé. Nous saurons mieux prévenir, esquiver, détecter les mensonges, confondre les prometteurs, dire non, revenir sur une décision… Nous remarquerons plus facilement les contradictions, les incohérences entre les actes et le discours. Nous ferons plus attention aux détails…
Apparitions et maisons hantées, comment réagir?
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Chacun de nous est susceptible d’être confronté, à un moment ou à un autre, à des situations étranges, à des phénomènes qui semblent défier l’entendement, à des événements paraissant tellement impossibles qu’il devient difficile de faire encore confiance à ses sens. Que doit-on faire quand nos yeux voient des êtres qui n’existent pas, quand nos oreilles entendent des bruits sans cause apparente, quand les objets ne semblent plus obéir aux lois de la pesanteur ? Comment affronter alors ces situations qui peuvent sembler inquiétantes à certains ?
Il n’y a encore malheureusement aucune réponse simple. Il subsiste dans ce domaine beaucoup d’incertitudes et de questionnements et nul ne peut prétendre avoir trouvé la clé du mystère. Tout au plus peut-on dispenser quelques mises en garde, élaborées par la réflexion sur des exemples vécus. Depuis un siècle, l’étude scientifique de ces sujets a permis d’accumuler des connaissances utiles pour prendre un peu de recul par rapport à ces faits incroyables et les aborder avec davantage de sérénité. Devant l’inconnu, l’étrange, l’inexpliqué, nous réagissons émotionnellement, parfois même violemment. Chacun, selon sa personnalité et son éducation, devra élaborer son propre mode d’adaptation à cet improbable, à ces failles apparemment absurdes du réel. En général, une personne équilibrée qui observe un fait étonnant essaie de trouver une explication rationnelle. Par exemple, si les ampoules électriques ne cessent d’exploser, on fera venir un électricien pour vérifier l’installation. Les causes d’anomalies sont tellement nombreuses que l’attitude la plus sage est de chercher tout d’abord à résoudre le problème de façon physique. Ce conseil semble relever du simple bon sens, pourtant il n’est pas toujours facile à appliquer ; selon le contexte et les événements qui ont précédé, il est facile de se laisser entraîner par une attraction naturelle pour le paranormal.
Pourquoi attribuer les phénomènes aux “esprits”?
L’Homme est un créateur de sens. Nous avons souvent besoin de nous représenter un phénomène inconnu comme résultant d’une intention, l’intention d’un être à notre image. La disparition d’un proche est difficile à concevoir pour le cerveau humain. Pour lui, une personne connue est toujours associée à un petit programme mental qui la considère comme animée, parlant, pensant, etc. Cet automatisme inconscient ne permet pas d’imaginer cette personne autrement que vivante, comme elle l’a toujours été. Lorsque l’on pense à elle, il faut quelques instants pour se rappeler qu’elle est décédée. Au sein de nos rêves nocturnes, elle est toujours présente. À un simple niveau cognitif, il subsiste un certain résidu, constitué de notre schéma mental concernant cette personne. Par ailleurs, en tant qu’humains, nous sommes habitués à attribuer des motivations aux individus que nous côtoyons. De la même façon, notre cerveau a tendance à imputer des intentions aux événements, au destin, à la providence. L’anthropologue Pascal Boyer s’est penché sur l’aspect cognitif de la formation des religions. Selon lui, lorsque nous sommes confrontés à des événements qui semblent défier les lois physiques habituelles, nous sommes enclins intuitivement à les attribuer à des êtres animés surnaturels, dotés de pouvoirs spéciaux qui leur permettraient de transgresser les lois physiques et dont les intentions ressembleraient aux nôtres. C’est pourquoi nous serions amenés à croire aux esprits, aux divinités, aux djinns…
Souvent, dans le cas de poltergeists (de l’allemand poltern = faire du vacarme,geist = esprit, esprit bruyant, esprit frappeur), les événements sont si étranges qu’on les dirait provoqués par une force intelligente, anthropomorphique. Ceci a amené le commandant Tizané, grand enquêteur sur ces phénomènes, à postuler l’existence d’un hôte inconnu. Mais à l’inverse, ceci a également incliné les psychologues à déceler, derrière le poltergeist, l’oeuvre d’un inconscient humain. Lorsque toutes les explications normales ont échoué, on se retrouve devant un mystère. Certains individus peuvent admettre qu’il se produise des choses inexpliquées, sans s’inquiéter de n’avoir pas réponse à tout. Mais l’inconnu est, pour le plus grand nombre, intolérable car trop angoissant. Le psychiatre James Houran a élaboré un modèle cognitif de l’approche du paranormal, où il explique que le choix d’une explication paranormale réduit la peur. En effet, le plus angoissant est de ne pas parvenir à identifier la cause du trouble. Notre esprit a besoin de trouver un responsable, même si c’est une entité inquiétante. On peut alors essayer d’agir contre lui, au moyen de rituels de conjuration, par exemple. Une telle approche n’est cependant pas sans risque. En effet, tout peut alors devenir signe et conduire à des interprétations délirantes, des idées de persécution. Dans les poltergeists, les cas de blessures physiques sont extrêmement rares. En revanche, les dégâts psychologiques peuvent être importants. Il est certes plus rassurant de penser que l’on est attaqué par un mauvais esprit plutôt que d’admettre que nous hallucinons. Nous repoussons avec véhémence l’idée que nous puissions devenir fous et que nous aurions besoin de consulter un spécialiste. Mais il est des cas où ces mauvais esprits semblent obligés de commettre des actes terribles, comme étrangler un conjoint ou se jeter sous une voiture. Il est alors plus prudent de faire appel en urgence à des professionnels (psychiatre, psychothérapeute, médecin…) plutôt que de rester face à ces angoissantes obsessions, en présumant que nous serons assez forts pour vaincre ces esprits maléfiques par nous-mêmes.
Face à la situation d’urgence
Naguère, c’était aux prêtres que l’on pensait tout d’abord. Il est effectivement parfois souhaitable, dans des milieux à forte croyance religieuse, de faire venir un homme de foi sur les lieux – prêtre catholique, rabbin, marabout, etc. –, correspondant au contexte culturel et ethnique du groupe car il n’existe, à l’heure actuelle, aucun appareil technique susceptible d’agir efficacement contre hantises et poltergeists. Un technicien peut éventuellement vérifier, à l’aide de matériel standard, si le local n’est pas saturé d’ondes électromagnétiques, s’il y a eu des variations de température, d’hygrométrie ou tout ce qui expliquerait des bruits. Mais personne ne peut prétendre avoir inventé un appareil à chasser les fantômes, ni à capter les ondes psychiques néfastes.
Il est toujours possible, si l’on ne craint pas les qu’en-dira-ton ou les sourires en coin, de porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Dans les campagnes, il n’est pas rare que les familles portent plainte contre un voisin qu’elles suspectent d’être responsable des troubles. Si l’on n’a pas de soupçons particuliers, il est recommandé de porter plainte contre X, afin de déclencher une enquête.
Dans les dossiers sur lesquels ils enquêtaient, les parapsychologues ont souvent découvert que des sujets simulaient les poltergeists en provoquant eux-mêmes les dégâts (en cassant des objets ou en les renversant, en lançant des pierres…). Alan Gault a relevé des fraudes dans 12 % des cas et Hans Bender dans 26 %, même dans les cas où on avait pu mettre par ailleurs en évidence des événements paranormaux. Il convient donc de rester très prudent et d’adopter une attitude nuancée : ce n’est pas parce qu’un sujet fraude ou simule qu’il s’agit obligatoirement d’un faux poltergeist.
Est-il envisageable d’appeler des parapsychologues à la rescousse ? La réponse à cette question dépend du niveau de détresse des victimes. Si la situation n’est pas trop catastrophique, l’ambiance ne tournant pas à l’épouvante et les protagonistes n’étant pas complètement épuisés, l’appel à des parapsychologues est approprié. Si, au contraire, le niveau d’angoisse est tel qu’il faut en urgence faire cesser les phénomènes, mieux vaut faire venir immédiatement un spécialiste. Les parapsychologues sont généralement des chercheurs avertis des différents aspects de ces problèmes, avec en particulier une formation en psychologie. Ils sont donc susceptibles d’aider à faire cesser les manifestations. Il faut néanmoins préciser que le terme de parapsychologue n’est pas reconnu et qu’il n’existe pas encore de diplôme officiel. Aussi faut-il prendre garde à la façon dont on choisit l’intervenant.
En principe, les professionnels les plus efficaces en matière de hantise, d’apparitions ou de poltergeists, sont les psychothérapeutes, dont la fonction est de traiter les conflits psychiques et relationnels. Malheureusement, à la différence des Américains, les Français restent très réticents vis-à-vis des psychothérapies. Pour eux, les psys ne soignent que les malades mentaux. Cette idée est fausse ; il n’est pas nécessaire d’être malade mental pour souffrir de conflits familiaux, de problèmes existentiels ou de difficultés relationnelles au sein d’une entreprise. Le psy peut apporter une aide précieuse, que ce soit en cas de déséquilibre passager ou de pathologie plus sérieuse. Cependant, ni les psychologues ni les psychiatres n’ont été, en général, formés au paranormal pendant leurs études. Ceux qui ont acquis une compétence en ce domaine l’ont fait de manière personnelle, par leur expérience.
Le poltergeist se centre dans la majorité des cas sur un individu, souvent un adolescent. Celui-ci peut souffrir de graves conflits internes, sans que sa famille s’en soit réellement aperçue. Son énergie émotionnelle et affective, n’ayant pas trouvé d’autres moyens de s’exprimer, se dissipera sous formes de poltergeist.Du moins, c’est l’hypothèse actuelle des parapsychologues : le poltergeist est considéré comme un symptôme, un signe qui révèle une maladie, de la même façon qu’une paralysie pourra correspondre à une forme d’hystérie, ou un ulcère à un malaise psychosomatique. En outre, le poltergeist provoquera des troubles psychologiques au sein de la famille. Le psychothérapeute, en aidant à repérer et à faire émerger de l’inconscient les conflits familiaux, permettra à chacun de retrouver son équilibre. Les améliorations au sein de l’ambiance familiale font ainsi souvent cesser les phénomènes perturbateurs…
Santé naturelle: LE JEÛNE
Le jeûne, tel qu’il doit être réellement appliqué, signifie l ‘absence totale de nourriture solide ou liquide ! Bien entendu il s’agit ici du jeûne complet, qui s’adresse à des personnes déjà préparées par une diète équilibrée et saine.
Pour la majorité de nos contemporains, jeûner signifie généralement réduire légèrement la quantité de nourriture ingérée, soit, éventuellement, remplacer la viande par du poisson. Précisons encore une fois que le jeûne véritable est caractérisé par une absence TOTALE de nourriture, sur une période de temps donnée et définie par avance. Il est évident qu’une telle pratique ne saurait être employée n’importe quand et surtout n’importe comment, par des personnes pleines de zèle, mais dépourvues des connaissances suffisantes en la matière.
Le jeûne apporte un nombre important de changements, tant chimiques qu’organiques. Il est nécessaire de préciser que les changements les plus profonds et les plus « spectaculaires » sont apportés par les jeûnes longs.
Les jeûnes courts, de 24, 36 ou 48 heures, s’ils sont utiles, ne peuvent être considérés que comme des préparations aux jeûnes réels qui s’étendent sur des périodes allant de 7 à 21 jours. Voire même, dans les cas de jeûnes mystiques, 40 jours. Il est même fait état de jeûnes beaucoup plus longs dans des études antérieures.
LE JEÛNE
MOYEN DE PURIFICATION TOTALE
AVANT-PROPOS. Ce petit livre n’a d’autre prétention que de guider les personnes qui désirent améliorer leur santé.
La cure de jeûne a fait ses preuves et l’auteur l’a personnellement pratiquée et observée sur elle-même ainsi que sur son entourage, pendant plusieurs années.
Ayant commencé ses expériences en 1943, avec une documentation insuffisante, elle ne put, les premiers temps, dépasser la durée de 2 ou 3 jours dans les jeûnes systématiques auxquels elle s’astreignit.
Quelques années après, ayant heureusement rencontré le Docteur BERTHOLET, de Lausanne, celui-ci lui enseigna les précautions indispensables à prendre au cours des jeûnes de longue durée, pour ne pas être incommodé. Ces connaissances lui permirent de pousser beaucoup plus loin ses expériences et de les couronner par un jeûne de 49 jours, à l’époque du Carême 1950.
Ayant recommencé la même expérience l’année suivante, c’est au cours de ce jeûne commencé le 4 février 1951, qu’elle a écrit presque entièrement et mis au point cette brochure, en vue de la Conférence qu’elle avait tenu à faire à la réunion de « La Vie Claire », le 17 mars, étant au 42e jour de son jeûne (1).
Cette expérience lui a permis de prouver que, contrairement à ce qu’on croit, les activités physiques et cérébrales ne sont nullement affectées par une longue privation de nourriture, et que, bien au contraire, on bénéficie dans cet état, d’une clarté d’esprit plus subtile et d’une plus grande facilité pour l’effort mental comme pour l’effort physique.
Cette brochure ne s’adresse pas seulement aux malades désireux d’améliorer leur santé en remontant à la véritable cause première de leur état.
L’auteur souhaite très vivement que des médecins veuillent bien prendre la peine de la lire. Elle est prête à les aider, dans toute la mesure qui lui sera possible, à établir des contrôles scientifiques et à faire toutes observations, au cours de ses jeûnes, pour leur permettre de se faire une opinion exacte sur cette thérapeutique trop méconnue.
Mars 1951.
(1) Cette manifestation a eu lieu dans la grande salle des Sociétés Savantes, à Paris, devant quelques médecins et une nombreuse assistance.
Depuis la première édition de ce livre, l’auteur poursuit ses expériences, notamment par un jeûne de 49 jours, chaque année, à l’époque du Carême (pour la religion catholique).
Elle a observé que le progrès dans la réfection des organes malades ou affaiblis, est continuel, en ce sens que, à chaque nouveau jeûne, tout se passe comme si le travail de réfection reprenait au point où il s’est arrêté l’année précédente.
Elle a également constaté que la privation de nourriture – qui d’ailleurs n’est pénible que pendant la première semaine en raison du besoin créé par l’habitude – est de plus en plus facilement supportée à mesure que l’on s’exerce au jeûne.
Un tel entraînement n’est pas à dédaigner, à notre époque d’insécurité – car il permettrait, le cas échéant, de supporter plus facilement et sans dommage, des privations accidentelles ou des restrictions imposées par les événements.
Février 1954
Pendant un jeûne, les tissus les moins nécessaires sont les premiers à disparaître. Quant aux tissus essentiels, ils se nourrissent par autolyse.
L’empoisonnement du corps, dans son ensemble, se fait par l’intermédiaire du sang, qui, chargé de toutes les scories qui lui sont envoyées, les redistribue généreusement.
Voyons maintenant comment le jeûne aide à la purification du corps.
« Un sang normal contient 4 500 000 à 5 000 000 et jusqu’à 6 000 000 de globules rouges par mm3 chez des jeunes gens en bonne santé et 3 000 à 10 500, avec une moyenne probable de 500 à 10 000 de globules blancs par mm3 (leucocytes).
« Le sang du Dr Eales fut examiné le 20 juin 1907, le premier jour de son jeûne, par le Dr P. G. HURFORD, médecin à l’hôpital universitaire de Washington, St Louis. Le résultat fut le suivant :
Leucocytes : 5 300 par mm3
Hématies : 4 900 000 par mm3
Hémoglobine : 90 %
Un examen du sang fut refait le 3 juillet, le 14e jour de son jeûne par le docteur S. B. Strong, qui donna les résultats suivants :
Leucocytes : 7 000 par mm3
Hématies : 5 528 000 par mm3
Hémoglobines : 90%
« On notera que le sang s’est considérablement amélioré au cours du jeûne ».
Extraits de : LE JEUNE -Sheldon- éditions « Le courrier du livre »
Cet exemple sert uniquement à démontrer que, déjà au début du vingtième siècle, des médecins à l’esprit ouvert avaient établi scientifiquement les bienfaits du jeûne sur le sang, donc sur l’état général du corps.
Upton Sinclair dit : » La plus grande chose à propos du jeûne est qu’il nous donne un nouveau niveau de santé. Par un jeûne bien conduit, le corps est véritablement régénéré, les cellules usées ont péri, pour être remplacées par des cellules jeunes et en parfait état. Les micro intelligences ont abandonné leurs anciennes carapaces et en ont revêtu de nouvelles, beaucoup plus aptes à réaliser leurs fonctions.
Ainsi le corps est-il neuf. Un effet rajeunissant est constaté, la peau devient lisse et respire la santé, les yeux sont clairs, car le foie est totalement dégagé.
« Les docteurs CARLSON et KUNDE, du service de physiologie de l’université de Chicago, ont montré qu’un jeûne de deux semaines restaure, temporairement, les tissus d’un homme de quarante ans et les ramène à la condition d’un jeune de dix sept ans »
(Le jeûne – Sheldon- Le courrier du livre).
Citons également le Mahatma GANDHI, qui écrit dans « Tous les hommes sont frères « -Gallimard- collection Idées :
« Pour produire un effet souhaitable, les privations ne doivent pas être imposées par la volonté des autres. Nous devons nous y soumettre nous-même de plein gré. »
Toute purification par le jeûne doit être entreprise très prudemment ! Ainsi, le premier jeûne ne devra-t-il jamais dépasser 36 heures.
Voici comment procéder exactement:
- Décidez à l’avance de la date et de la durée de votre jeûne.
- Commencez votre jeûne un soir, après un repas léger, sans viande ni poisson, disons vers vingt heures.
- Buvez autant que nécessaire.
- À la fin de votre jeûne, ne vous jetez pas sur une nourriture abondante.
- Ne prenez comme premier repas, qu’un bon potage, fait de légumes frais cuits à feu doux.
Le premier jeûne de 36 heures terminé, attendez un mois avant d’en entreprendre un deuxième. Puis laissez de nouveau s’écouler une période de 30 jours entre le deuxième et le troisième jeûne.
A la fin du troisième jeûne, si vous ne vous êtes pas « goinfré » entre chaque jeûne, vous devriez avoir perdu de un à trois kilos de graisses superflues. Cette pratique pourra ensuite être utilisée sur une période de 24 heures chaque semaine. Sans aucun inconvénient pour votre santé, bien au contraire !
Nettoyant l’organisme en profondeur, de manière régulière et sans agression, ce jour de jeûne pourrait également contribuer à l’amélioration totale de la vie dans nos sociétés. Examinons concrètement comment.
Partons du principe que vous avez vérifié et expérimenté l’efficacité positive du jeûne sur votre santé.
Les conséquences sont :
- Une meilleure santé
- Un meilleur moral
- Une énergie plus grande
- Des économies sur les repas !









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